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Intervention de Jeanne Dietrich en tant que Présidente d’ EAPN France.

EAPN France= branche française d’EAPN Europe, réseau européen de lutte contre la pauvreté.

EAPN Europe = réseau associatif avec 27 réseaux nationaux et 18 organisations européennes membres, créé à la demande de la Commission Européenne à l’UNIOPSS qui en a assuré au démarrage le pilotage tant en France qu’en Europe.

EAPN Europe présidé à ce jour par Sergio Aires, Portugal.

EAPN Europe financée à 80 % par la commission européenne, à 20% par les contributions des réseaux nationaux et organisations européennes membres.

Organisations européennes membres : Eurochild sur les enfants, AGE sur les Personnes Agées, FEANTSA sur le sans abrisme, CARITAS, secours catholique international, EURODIACONIA, union d’associations protestantes, etc…

Activités principales d’EAPN Europe :

Rappel : la politique sociale est de compétence nationale, l’Europe n’a qu’un pouvoir d’influence sur les politiques sociales menées dans chaque Etat.

Réalisation récente d’EAPN Europe :

EAPN France = des personnes en situation de pauvreté, membres du CCRPA et du CCPA, des chercheurs en matière de LCE, des collectifs locaux implantés à Bordeaux notamment, mais aussi des URIOPSS comme Nord Pas de Calais, bientôt Alsace et Languedoc-Roussillon peut être, des directeurs de centres d’hébergement, des associations nationales comme le Secours Catholique, la FEP, Emmäus, le Fonds Social Juif Unifié, la FNARS, la Fédération Saint Vincent de Paul, l’ Agence Nouvelle des Solidarités Actives, etc…

Activités et réalisations d’EAPN France :

Pourquoi le droit à l’alimentation ? 

Un programme européen d’aide alimentaire fortement remis en question, alors qu’il est très utile aux associations nationales, une compensation par l’ Etat français alors, des interrogations sur ce que pourrait être une alimentation durable et saine pour les personnes en situation de pauvreté qui parfois se retrouvent avec des problèmes de santé liés à une aide alimentaire partant de bons sentiments mais inadaptée.

Un cadre pour la LCE : Europe 2020

 

Une priorité forte mise sur l’insertion professionnelle, et tout particulièrement sur les chômeurs de longue durée.

Une recommandation du Conseil sur l’intégration des chômeurs de longue durée le 15 septembre 2015. CLD = personnes sans emplois qui recherchent un emploi activement depuis au moins 1 an = 12 millions de personnes = 50% des personnes sans emploi

Les pays qui estiment les CLD comme une priorité : FI, FR, DE, IE, PT, ES.

Des éléments positifs :

Des approches individualisées de l’accompagnement à proposer aux CLD

L’introduction d’un guichet unique

Meilleure implication des employeurs

Des éléments manquants :

Pas de mention d’un soutien économique adéquat, alors que 75% des CLD n’ont plus d’assurance chômage.

Pas de garde-fous contre une activation aveugle et une conditionnalité excessive

Pas de mention d’un travail de qualité

Pas de mention de la concertation qui sera menée de la société civile.

 

Une priorité forte mise sur les enfants :

Recommandation de la Commission du 20 février 2013 : Investir dans les enfants pour rompre le cycle de la pauvreté.

Fournir des ressources adéquates aux parents et les aider à reprendre un travail

Renforcer l’accès aux services de modes de garde

Renforcer les droits des enfants à participer

 

>>> Des priorités qui se traduisent dans les recommandations spécifiques de la Commission Européenne à la France chaque année en juillet et qui sont suivies d’effet en France ensuite : plan chômage de longue durée en France, avec un renforcement de la formation professionnelle pour les chômeurs de longue durée, 300 heures de formation possibles, de la médiation active permettant l’accompagnement du CLD dans l’emploi classique pour sécuriser sa prise de poste, etc…

 

 

 

Les manques de la politique européenne en matière de lutte contre la pauvreté :

Dans une logique de réduction de déficits, la Commission européenne appelle aussi dans le même temps à pratiquer des politiques d’austérité qui peuvent aller à l’encontre des objectifs de réduction de la pauvrété.

 

Exemple :

Or c’est bien ce qui s’est produit dans le PLF 2016 : il était prévu que les jeunes salariés de moins de 25 ans aient des APL réduites, et il a fallu que les associations de solidarité se mobilisent pour l’éviter. La France peut aussi maintenir sa politique sociale même si elle ne va pas dans le sens souhaité par l’ Europe : pas de révision pour le moment des allocations chômage, pas de révision à la baisse des dépenses santé et tentative d’imposer le tiers payant dans la loi santé actuellement.

 

>>> L’échelon européen est donc à double tranchant en matière de LCE.

 

Ce que l’ Europe peut apporter aux acteurs de la LCE en terme de financements :

 

 

Comment vont les acteurs associatifs de LCE au niveau européen ?

 

Sont à la croisée des chemins, ont du mal à se faire à un changement de mode de financement : plus de financement au projet global de la structure, mais à la réalisation de prestations particulières et ciblées.
Fragilisation de la fonction de lobbying

Volonté de ne voir plus qu’une tête

Des stratégies d’alliance des associations difficiles dans un contexte concurrentiel

EAPN Europe face à ces difficultés, comme les autres acteurs : ESAN, Plate-forme sociale, AGE, notamment.

Conclusion :

Des raisons d’espérer :

Des points de vigilance :

Prochain RDV : Congrès de l’UNIOPSS, Sergio Aires sollicité pour l’atelier Europe.

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