On connaît le concept de « travailleur pauvre ». C’est une personne en emploi dont le revenu ne dépasse pas 60 % du revenu médian.
Mais Eurostat fournit également une statistique intéressante : celle des bas salaires ; il s’agit des personnes en emploi dont le salaire est inférieur à deux tiers du salaire médian brut.
La France fait partie des « élèves » moyens avec 8,8 % pour une moyenne européenne de 17,2 %. Mais attention, les chiffres datent de 2014 quand la France ne connaissant pas encore la flexibilité introduite en Allemagne et au R.U par Schröder et Thatcher. En revanche, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Irlande, les champions de la flexi-précarité sont très proches de l’Europe de l’est et des pays baltes : All :22,5 %, Irlande 21,6 %, RU 21,3 %, Lettonie 25,5%, Roumanie 24,4 %, Lituanie 24 %, Pologne 23,6 %, Estonie 22,8 %.
A noter aussi que les bas salaires concernent davantage les moins de 30 ans (30,1%), les femmes (21,1 %) et les séniors (20,1 %). Globalement, la situation se détériore dans l’Union, puisque en 4 ans (2010-14) la proportion est passée de 1/16 à 1/12. (16,9% à 17,2 %).
Communiqué par Michel MERCADIÉ